Pérou – Mancora et Chicama – « On » a surfé avec Laird Hamilton!

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Vous ne connaissez pas? Moi non plus. Mais Yannick a eu une petite émotion en apprenant avoir été « à l’eau » avec lui… mais j’y reviendrai !

Nous avons d’abord passé la frontière. Cela mériterait presque un article à part entière. Nous sommes arrivés en clandestins dans un bus plein à craquer, pour découvrir une file d’attente interminable. Il s’agit apparemment d’une frontière pas très organisée, nous étions prévenus, et l’avons donc passée en semaine pour éviter le pire. Et pourtant, il nous faudra 4 heures pour nous obtenir le précieux tampon. Merci au musicien d’avoir atténué l’attente.

En se renseignant autour de nous, nous découvrons que cette affluence est due à deux raisons : la fête nationale du Pérou qui sera célébrée le samedi suivant; mais aussi, et c’est plus triste, la foule de Vénézuéliens qui quittent leur pays. Leurs passeports bleus, bien reconnaissables, sont en effet omniprésents. C’est d’ailleurs ce dimanche qu’ont lieu les élections législatives si controversées. Et à en juger aux apparences, ce ne sont pas ceux les plus démunis qui candidatent à l’exil…

Arrivée tardive à Mancora où la fête nationale nous impacte de plein fouet : hôtels tous pleins, taxis appliquant des tarifs exhorbitants… Nous terminons énervés dans une chambres sordide, et passons une heure à traquer moustiques et cafards. Beurk.
Heureusement on trouve des diversions en ville.

Le lendemain, pour ne rien améliorer, pas de vagues! Les agences proposent des sorties pour voir tortues et baleines. Sauf que quand on voit comment ils traitent les tortues (jetées en pâture aux touristes dans une espèce de piscine fermée en mer), nous décidons de passer notre chemin.

Heureusement, le kitesurf nous sauvera!


Nous trouvons un spot au détour de notre balade désespérée, et là, nous passons une session très chouette. On part au large, et on fait s’envoler des groupes d’oiseaux aux pattes bleues (oui, les mêmes qu’aux Galapagos!) sur notre passage. Le shop auquel nous avons loué le matériel est spécialisé en kitesurf de vagues. Ils ont deux 4*4 qui partent tous les jours à l’assaut de spots proches de la ville. Nous, on n’a pas le niveau, mais ça a l’air dingue. Pour ceux qui sont intéressés, contactez Axel, le gérant (un français) : wildkteam@gmail.com ou +51 941 324 784.

Le soir même, nous partons donc pour Chicama. A nouveau un bus de nuit, à la différence près que, fêtes nationales oblige, nous devons nous contenter des sièges économiques. Nous voyageons à la dure! Il nous dépose au petit matin dans un endroit perdu, où nous petit-déjeunons avant de partir pour une heure de route vers La vague mythique. Pour planter le décors, Chicama a été consacrée plus longue gauche du monde. La vague déroule sur deux kilomètres! Mais pour que les choses soient claires, à Chicama, il n’y a que du surf! Pas de place centrale animée, pas de bar, et plus personne dans les rues dès 19h! Des travaux monstres préfigurent une future station balnéaire, ça va donc bientôt changer.

Du coup, à l’eau, il n’y a que des pros!
On aperçoit quelques foils, les seuls qui vont assez vite pour prendre l’intégralité de la vague.


Moi, je tente de me mettre à l’eau, mais un fort courant m’amène dans les rochers, mes pieds ne sont pas très contents, donc je laisse Yannick s’éclater. Et lui, il profite vraiment. Je le retrouve épuisé après des sessions de trois quatre heures. Les vagues sont parfaites, régulières. C’est la première fois qu’il sent les muscles chauffer à rester si longtemps sur une vague. Il vous le racontera sans doute mieux que moi.

Moi, je rentre à l’hôtel où je suis reçue comme à la maison : la famille qui le tient m’accueille avec un verre de Pisco Sour, délicieux, et je trinque avec eux à l’indépendance du Pérou. Je discute avec les trois générations. Cette fameuse discussion que nous avons quasi quotidiennement : notre âge? Pas d’enfants ? Pas mariés? Mais qu’est-ce qu’on fait? Alors on explique l’inexplicable…
Bref, au bout de quelques minutes, silence, c’est le discours du président à la nation. Il durera 1h15. Vivement le retour de Yannick!!

À son arrivée, nouveau Pisco Sour, j’ai la tête qui commence à tourner moi… nous filons déjeuner, et tombons sur deux touristes qui sont là pour assister au tournage d’un documentaire sur la vie du fameux Laird Hamilton, une des légendes du surf. C’était en fait lui sur le foil (photo au-dessus).

Le soir, nous perdons deux bonnes heures pour faire l’aller-retour à la « ville », à la recherche désespérée d’un distributeur. Quand je vous disais qu’il n’y a qu’une vague à Chicama… Ici, on nous regarde avec de grands yeux étonnés, il semblerait que le touriste ne courre pas les rues.

Nous quittons deux jours plus tard la Côte Pacifique pour l’air pur de la montagne, à moi de profiter maintenant!

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