Bolivie – La route de la mort – 400 kilomètres en 18 heures

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Rendez-vous à 7 heures du matin, dans un bus 100% français. Quelques 50 minutes plus tard, à 4700m d’altitude, nous revêtons notre équipement de cascadeurs.

Et oui, c’est en VTT que nous commençons notre périple!
Il y a 10 ans, le tronçon le plus dangereux de la route, qui totalisait 400 morts par an tout de même, a été « fermé » suite à l’ouverture d’une voie plus moderne. Bon, il paraît que certains habitués l’utilisent encore car il est plus rapide 🙂
Un type a alors eu la bonne idée d’y emmener des touristes en quête d’adrénaline. Bingo, ce sont aujourd’hui près de 15 agences qui accompagnent des dizaines de vélos chaque jour!
Moi qui suis une catastrophe sur deux roues, j’y allais pour les paysages. Finalement, le brouillard gâchera la vue, mais on a tous les deux adoré la descente! Il faut dire que nous avons la voie (bien pierreuse) pour nous seuls, avec à gauche un précipice qu’on ne voit pas, et à droite un mur de pierres.

On peut prendre de la vitesse, ça secoue, l’adrénaline est là!

On passe de 4700m à 1200m en moins de deux heures, je vous laisse imaginer le changement de végétation et de température.
Après le buffet, nous laissons tout le monde rentrer à La Paz, par la route moderne cette fois. Nous, on reste sur le bord de la route pour partir dans l’autre sens : direction l’Amazonie bolivienne.

Nous arrêtons le premier minibus arrivé.
Et là, c’est la vraie route de la mort qui commence.
Notre chauffeur est fou. Efficace mais fou. Il fonce, coupe les virages, double sans se préoccuper de la visibilité. Musique à fond et forte odeur de fromage rance, le tableau est parfait. À plusieurs reprise la route est partiellement bloquée par des éboulements de terrains. La loi du plus fort règne. Heureusement, notre chauffeur en maîtrise les moindres subtilités.
Tout ça nous amène à 18h à Caravani, la ville auto-proclamée « Porte de l’Amazonie ». On a le choix entre attendre 2h pour un bus de nuit qui nous amènera à destination à 6h du matin, ou un taxi qui part de suite et arrivera à 1h du matin. Le bus coûte 100Bs, le taxi 200Bs (13€) après négociation. Hésitation de courte durée, on grimpe dans le taxi, en espérant une vraie nuit à l’arrivée.
À 23 heures, les amortisseurs ne font plus le poids face aux routes de boue rouge de l’Amazonie, jonchées de trous.
Alors au milieu de nulle part on change de voiture et on s’entasse avec un couple d’Argentins qui semblent être dans la même situation que nous.
On arrivera bien à 1h du matin, épuisés, et bienheureux de trouver un vrai lit.

La morale de ce long trajet, c’est qu’on est bien contents d’avoir craqué notre budget pour prendre un avion au retour. On fera tout ce trajet en… 30 minutes!!

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