Bolivie – Rurrenabaque – C’est la Pampa!

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Qu’est-ce que vous avez préféré? Au quasi terme de notre voyage, et si on s’est déjà pas mal posés la question, ça reste difficile d’y répondre. Mais clairement, la Pampa bolivienne en sera.
Et pourtant, on en a vu des fleuves tropicaux remplis de bêtes étranges dans notre parcours. On avait même déjà vu les dauphins roses en Amazonie Colombienne.
Nous sommes partis trois jours avec l’agence Escorpion et le guide Valdemar, qui a grandement participé au succès de l’expédition. Natif d’une communauté de la région, il a l’expérience d’un homme qui connaît parfaitement le coin, mais a gardé l’émerveillement d’un gamin devant les animaux. Le soir, attablés autour de lui, c’est une soirée contes et légendes, de celles qui se transmettent de génération en génération, sur les anacondas, les sirènes, et les chamans et leur plante magique : l’ayahuasca.

Nous commençons par la partie compliquée de l’expédition: les « 3 heures » de trajet en jeep, qui dans notre cas seront 6 heures. La pluie ces derniers jours à transformé la piste en boue rouge, jonchée d’ornières glissantes. Et quand un gros camion patine, c’est toute la route qui est bloquée dans les deux sens.

À l’arrivée, à peine le temps de monter dans le bateau que le spectacle commence déjà! Les dauphins nous accueillent!
Un peu plus loin, le chef des lieux :


Honnêtement on a vu pas mal de crocodiles au cours de notre voyage mais là il y en a littéralement un tous les 20 mètres, c’est dingue. Le plus gros était dans l’eau, on a juste vu sa tête énorme, et notre guide nous a assuré qu’il dépassait les 4 mètres. Donc plus grand que notre barque en fait :/

Au même moment surgit l’oiseau pré-historique à-drôle-de-tête-mais-dont-on-ne-connaît-pas-le-nom :


Il n’a pas de prédateur ici, il y en a partout!
Je vous passe les photos de tous les différents oiseaux qu’on peut admirer, sauf celui-là qui m’a rappelé Alice au Pays des Merveilles:


Oui, avec son air de flamand rose et son bec plat, je suis sûre que c’est celui qui sert à jouer au croquet dans le dessin animé!
Voilà.

Imperturbables, les tortues sèchent au soleil. Il paraît que la dernière ne dort pas pour pouvoir réveiller tout le monde en cas de danger.

 

Quand on pensait en avoir fini, voila une bande de singes écureuils, les plus beaux, qui se rapproche de nous. L’avenir nous confirmera, à mes dépends, que les guides ont pris la mauvaise habitude de les nourrir de bananes pour les attirer vers les touristes. Mais c’est une mésaventure que je ne vous raconterai pas.

En dix minutes on a déjà vu toute cette faune, on n’en revient pas. On s’endort le soir avec tout ce beau monde autour de nous, dans de jolies cabanes aménagées au bord du fleuve. Encore une fois, les moustiques défient toute barrière et viennent nous rappeler que ce n’est pas forcément le plus gros qui est le plus embêtant ici.

Le lendemain, expérience amusante, nous partons à la chasse à l’anaconda. On chausse d’immenses bottes pou s’enfoncer dans les marécages, et on est à l’affût.


Mais cette fois, chou blanc!
Ce n’est pas faute de ne pas nous être enfoncés dans les hautes herbes.

Et l’après-midi, c’est nage avec les dauphins. Oui, oui, vous avez bien lu.
Bon, certes, nager dans l’Amazone demande un petit sacrifice: il faut quand même accepter de sauter dans cette eau rouge peu engageante et grouillant de caïmans. Je n’étais pas sûre de le faire à vrai dire. Mais quand les dauphins sont arrivés, comment résister??

On y est allés, et ça a été un moment extraordinaire. Certes, comme on ne les voit pas arriver, les dauphins font plus peur qu’autre chose, surtout quand ils s’amusent à sauter juste devant moi (mes cris devaient les faire marrer). Mais quand même, quelle chance de pouvoir faire ça!
Dans le ciel, un vol de perroquets bleus. À quelques dizaines de mètres, sur la rive, les crocodiles impassibles. Et notre guide qui nous explique qu’on ne risque rien, question de respect de territoire.
Si je résume, nous sommes dans l’eau boueuse, entourés de crocodiles et de piranhas, mais protégés par des dauphins roses. Cette phrase est complètement absurde, même Lewis Caroll n’a pas osé l’imaginer.
C’était magique, attendez-vous à ce qu’on vous en reparle beaucoup.

Pour finir en beauté, le lendemain matin, nous pêchons le piranha. On s’est bien marrés, mais le spectacle a surtout eu lieu au retour. Notre butin, déjà pas miraculeux, ne finit pas dans notre assiette mais dans la gueule du crocodile le plus proche du camp.


Dingue cette photo non?
En voila le making of :

Impressionnant d’être si près de cette grosse bestiole!

Au retour, la route est dans un bien meilleur état, mais un camion embourbé la rendra finalement aussi longue qu’à l’aller. On est contents que notre vol ne soit que le lendemain!
Nous pouvons donc nous remettre de nos émotions à l’hostal El Lobo, véritable oasis de luxe au bord du fleuve!

Et repartir dans un avion coucou, pour ma part le plus petit que je n’ai jamais pris! Il nous emmènera au-dessus de l’Amazonie puis contournera les sommets enneigés, là encore un beau spectacle!

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