Bolivie – Salar de Uyuni y Sud Lipez – Ça ne manque pas de sel

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Encore une fois désolée pour le titre, impossible de m’en empêcher!

Nouvelle visite incontournable.
Nous délaissons le bus cahotant habituel pour un mode de transport inédit : le train! Il ne part que deux jours par semaine, il ne faut pas le rater. C’est pourtant ce qui a failli nous arriver, la faute à notre chauffeur de bus qui s’est frotté de trop près à un 4*4 sur la route. Résultat, on a couru pour sauter dans le train. J’entends déjà ma famille remarquer que je ne sais pas le prendre autrement 😉

Et là, après quelques minutes à peine, le spectacle commence! Nous nous installons dans le wagon-bar, comme dans les films, lorsqu’apparaissent à la fenêtre d’immenses lagunes peuplées de flamands roses. Et nous, on file au milieu, attablés devant nos pâtes carbonara. Inqualifiable!

Le reste du trajet nous fait découvrir nos premières montagnes, îles-mirages au milieu du désert.
Le soir, à notre arrivée, fête et fanfares nous accueillent à Uyuni, ville pourtant réputée son peu d’intérêt. Hommes et femmes avancent bras dessus bras dessous à pas dansés. Le froid ne nous laissera pas en profiter longtemps, nous arrivons transis dans notre hôtel.

Nous partons dès le lendemain matin en expédition de trois jours en 4*4 à la découverte de ces paysages mythiques.
Le premier stop, à quelques minutes de la ville, nous inquiète un peu. Les agences partent toutes exactement au même moment: ce sont donc 50 véhicules qui s’entassent sur le parking et 50*6 touristes qui arpentent le site à la recherche du cliché parfait.


Pourtant, le lieu vaut le détour : un cimetière de locomotives vapeur abandonnées ici à l’arrivée du Diesel.
Il nous faudra nous éloigner pas mal pour en profiter en tout tranquillité.

Nous découvrons avec plaisir que notre groupe est composé de gens super sympas, tant le guide que les autres touristes : deux australiennes et un couple d’italiens. C’est important quand on sait qu’on va tout partager pendant trois jours!
À midi, nous déjeunons dans une maison construite en sel, délire.

Heureusement, le Salar est immense, il ne nous faudra donc que quelques minutes pour semer complètement les autres véhicules à notre entrée sur ce site exceptionnel. Et là, le spectacle reprend. Une immensité blanche, délimitée par des montagnes colorées aux sommets enneigés. On a beau avoir vu mille photos, c’est vraiment beau et émouvant.
On roule, longtemps, sans vrai changement à l’horizon. On croise des cyclistes et on se dit que pour eux, ça doit être un peu long! On apprendra par la suite qu’ils ont adoré leur traversée, malgré le froid glacial la nuit, le vent de face la journée, et l’inconfort de la route, et tout ça pendant… 2 semaines!
Nous, on file à vive allure, puis on fait une longue pause pour faire les photos archi-traditionnelles :


Et en fait, on s’est vraiment marrés à les faire. Même notre guide s’esclaffait quand on inventait une nouvelle pause. Imaginez la scène :

Une fois la séance terminée, on demandera à notre guide quelle est la photo la plus originale qu’il ait eu à faire. En guide de réponse, il nous sort un cliché de français et françaises qui posent nus, de dos. Bon, on l’avait pas osée celle-là.

Un peu plus tard, nous retrouvons notre horde de 4*4 pour visiter une belle île aux cactus.

En ensuite, nouvelle séance photos, avec pour thème le coucher de soleil cette fois.

Le soir, nous dormons dans le sel! Littéralement! Le sol de notre hôtel en est recouvert, chambre comprise. Difficile d’éviter de se retrouver avec quelques cristaux dans les draps…

Le lendemain, nous quittons l’immensité blanche pour attaquer les montagnes, et partir à la découverte de lagunes plus belles les unes que les autres.
Il y en a de toutes les couleurs, vertes, bleues, blanches, et même rouge!

Nous admirons les uniques habitants des lieux, les flamands roses!

Vraiment, c’est toute la journée une succession de paysages inoubliables. Et ça a beau être orchestré à la minute en bon voyage organisé, on profite de chaque instant.

Le soir, on ouvre les bouteilles de vin blanc, et on passe une super soirée. Il faut croire que l’alcool nous aide à lutter contre le froid!
Bon, forcément, le réveil à 4h du matin n’en est que plus difficile, mais nous oublions vite notre sommeil lorsque le guide nous arrête en pleine nuit auprès d’immenses geysers. Éclairés par les seuls phares de la voiture, nous nous aventurons assez proches de ces géants.


Pas complètement rassurés, sans vraiment de sentier, on suit le guide de près. Autour de nous, c’est du bruit, des odeurs de souffre, et partout des fumeroles et des jets de vapeur qui sortent de la Terre. Vraiment impressionnant.
La température extérieure est au plus bas. Après 15 minutes à peine dehors, on est si heureux de retrouver le chauffage.
Et là, on ne traîne pas. On comprendra plus tard que notre guide, en nous mettant la pression depuis le matin, nous fait un superbe cadeau : nous arrivons les premiers aux eaux thermales. Voilà le décors : une piscine au bord d’un lac. Au loin les montagnes. Température extérieure : -15°C. Dans l’eau : 38°C.


On se jette à l’eau tous les deux, le choc thermique est délicieux.
Et là, le soleil sort brusquement de sa cachette derrière les montagnes.

On repart de là apaisés, détendus. Sensation qui ne durera qu’un temps, puisque nous essayons de lutter contre la corruption à la frontière, en demandant aux officiels un reçu pour les Bolivianos qu’ils nous extorquent. Peine perdue, l’officier bedonnant est en position de force, il nous faut payer et nous taire si on veut passer.
Voyez le cadre :

 

Bref, nous voici au Chili!

One Response

  1. Lucile qui coure pour sauter dans un train, …, quelle banalité !….
    😉

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